Dans certaines familles, l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans censée entrer en vigueur à la rentrée 2026 était attendue de pied ferme. Mais la censure du Conseil constitutionnel rebat les cartes provoquant la détresse de parents démunis face au rapport de leur adolescent aux plateformes sociales.
C’est une décision qui risque de décevoir de nombreuses familles en guerre contre Instagram, TikTok, Facebook et consorts. Vendredi 14 août 2026, le Conseil constitutionnel a censuré l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Cette mesure devait pourtant entrer en vigueur dès la rentrée. Les Sages considèrent qu’elle porte « une atteinte disproportionnée » à la liberté d’expression et de communication des mineurs, comme le rapporte Le Monde. Le Conseil constitutionnel reconnaît bien la nécessité de protéger l’intérêt supérieur de l’enfant. Cependant, il juge l’interdiction trop large. Celle-ci pouvait notamment concerner des services dont les risques pour la santé et la sécurité des jeunes ne sont pas établis. Le système de vérification de l’âge soulevait aussi des questions concernant le respect de la vie privée.
Ce revers ne signe toutefois pas la fin du projet. Emmanuel Macron a chargé le Premier ministre Sébastien Lecornu de travailler à une rédaction « juridiquement robuste ». L’objectif reste de faire aboutir la réforme « d’ici au printemps 2027 », selon l’Élysée. Le gouvernement devra désormais tenir compte des objections constitutionnelles, mais aussi du cadre européen. Pour les parents d’adolescents qui attendaient cette interdiction, le calendrier change donc brutalement. Et derrière les débats juridiques se cache une réalité quotidienne parfois difficile à gérer.