Et si la cinquantaine marquait le début d’une nouvelle vie intime ? Ellie Fennell, épouse et mère de famille, a franchi le pas : elle a participé à sa première soirée dans un club échangiste réservé aux femmes de plus de 40 ans. Entre curiosité, appréhension et révélations inattendues, son témoignage brise les tabous sur le désir féminin à la (crise de la) quarantaine.
Il est 21h30, un vendredi soir de mars. Tandis que leurs filles dorment paisiblement chez des amies, Ellie Fennell et son mari Andy s’apprêtent à vivre une expérience qu’ils n’auraient jamais imaginée quelques années plus tôt : participer à leur première soirée dans un club échangiste pour couples de 40 à 50 ans, organisé par la communauté Killing Kittens, célèbre pour ses soirées libertines à Londres. »Nous avions un signal discret, un simple serrage de main, pour dire ‘je veux rentrer’. Mais nous étions curieux », confie Ellie.
Ce soir-là, masques vénitiens sur le visage, ils franchissent la porte d’un lieu secret à Covent Garden, promis à être « humide, sauvage et torride ». Ce qu’ils découvrent dépasse leurs attentes : une atmosphère bienveillante, loin des clichés de débauche. « Ces gens n’étaient pas des jeunes fêtards en quête de sensations fortes, mais des avocats, des professeurs, des parents. Des gens comme nous », raconte-t-elle.
Depuis quelques années, les clubs libertins et échangistes attirent de plus en plus de femmes de 40, 50 ans et plus, désireuses de renouer avec leur sensualité. Emma Sayle, fondatrice de Killing Kittens, précise que son club privé est exclusivement féminin, les hommes étant admis aux soirées en tant qu’invités. « Un quart des membres ont désormais plus de 45 ans », précise-t-elle. Un chiffre en forte hausse, symbole d’un changement de mentalité : « Après avoir tout donné pour leur famille et leur carrière, de nombreuses femmes décident de remettre le plaisir au centre« , indique-t-elle à RedOnline.
Pour Ellie, ce n’est pas tant la promesse de transgression qui l’a attirée que l’idée d’un espace de liberté, de redécouverte de soi et du couple. « Je pensais être la seule à me poser des questions sur le désir passé 45 ans. Mais là, entourée de femmes comme moi, j’ai compris que c’était juste… humaine », observe-t-elle.